Freedcamp doit son nom à sa promesse : être le Basecamp gratuit. Quinze ans plus tard, l’outil californien tient toujours cette ligne avec l’offre gratuite la plus généreuse du marché, utilisateurs, projets et stockage illimités, et des formules payantes qui démarrent à 1,49 $ par utilisateur. Une politique tarifaire que l’éditeur résume lui-même en deux mots sur sa page de prix : « simple et honnête ».
Notre précédent test datait de 2022 et méritait un sérieux rafraîchissement : depuis, Freedcamp a refondu son CRM, ajouté une administration déléguée et, surprise pour un si petit éditeur, ouvert son espace de travail aux assistants IA via un serveur MCP. État des lieux complet, tarifs et captures d’août 2026 à l’appui.
Alternatives à Freedcamp
Présentation de Freedcamp

La page d’accueil 2026 : Freedcamp se revendique désormais « gestion de projet réellement intelligente ».
Fondé à Santa Barbara et porté par une petite équipe indépendante, Freedcamp fonctionne sur un principe modulaire : un socle gratuit avec les applications essentielles, tâches et sous-tâches, calendrier, jalons, discussions, fichiers, suivi du temps et même un gestionnaire de mots de passe, puis des applications premium que l’on active selon les besoins : wiki, suivi de tickets, facturation, CRM, rapports, modèles de projets.
Cette architecture à la carte est l’inverse des plateformes tout-en-un : on ne paie et on n’affiche que ce qu’on utilise. Elle explique la longévité de l’outil auprès des indépendants, des associations et des petites équipes, et sa note de recommandation qui reste parmi les plus hautes de la catégorie.
| Critère | Freedcamp |
|---|---|
| Éditeur | Freedcamp Inc. (Santa Barbara, Californie), indépendant |
| Catégorie | Gestion de projet modulaire pour petites équipes |
| Cible principale | Indépendants, associations, TPE et petites équipes |
| Prix d’entrée | Gratuit illimité, puis 1,49 $ par utilisateur et par mois |
| Essai | 14 jours sur les formules payantes |
| Interface en français | Non confirmée, application principalement en anglais |
| Notes externes | 4,7/5 sur Capterra (502 avis), 4,5/5 sur G2 (159 avis) |
| Notre note | 7,5/10 |
À qui s’adresse Freedcamp ?
À tous ceux pour qui le budget est le premier critère, sans être prêts à sacrifier la structure. Une association qui coordonne 40 bénévoles, un indépendant qui jongle entre clients, une TPE qui sort d’un pilotage par e-mails : le plan gratuit de Freedcamp les accueille sans limite d’utilisateurs ni de projets, là où la concurrence borne à 2, 5 ou 10 sièges. C’est unique à ce niveau de complétude, et cela suffit à le placer dans toute short-list économique, aux côtés des références de notre sélection de logiciels de gestion des tâches.
Le second profil, ce sont les petites structures de services qui veulent projets, tickets, factures et CRM dans un seul outil à moins de 10 $ : la combinaison des modules premium couvre un périmètre que d’autres facturent trois fois plus cher.
Les limites de l’exercice sont tout aussi claires. L’interface n’est pas disponible en français de façon confirmée, un frein réel pour certaines équipes. Les fichiers sont plafonnés à 10 Mo pièce sur le gratuit, rédhibitoire pour les métiers du visuel. Et les organisations qui exigent portefeuilles, gestion de charge et reporting consolidé ne trouveront pas leur compte : ce n’est pas le terrain de l’outil, comme le montre notre comparatif des logiciels de gestion de projet.
Les fonctionnalités clés de Freedcamp
1. Le socle projet : tâches, jalons, temps
Le cœur gratuit couvre l’essentiel avec sérieux : tâches et sous-tâches avec priorités et récurrence, vue kanban, jalons, calendrier d’équipe et suivi du temps intégré. Le diagramme de Gantt et les tâches récurrentes avancées font partie des fonctions réservées aux formules payantes, à vérifier dans la matrice avant de choisir son plan.
2. Le nouveau CRM, refondu en août 2026

Le CRM refondu : activité récente et tâches à venir sur un même tableau de bord. Capture officielle d’août 2026.
La refonte du CRM, déployée fin août 2026, modernise sérieusement le module : tableaux de bord d’activité, fiches contacts et leads ouvertes en panneaux latéraux sans perdre le contexte, filtres retravaillés et exports. Pour une petite structure commerciale, il évite un abonnement séparé à l’un des outils de notre sélection de CRM, tout en restant un CRM léger : pipeline et suivi, pas d’automatisation marketing.

Les fiches s’ouvrent en « drawer » : tâches liées, appels et commentaires restent à portée.
3. Les modules premium : tickets, wiki, factures

Tâches de suivi, conversations et assignations dans le même écran.
L’Issue Tracker transforme Freedcamp en petit outil de ticketing, le wiki centralise la documentation d’équipe, Invoices+ gère devis et factures, et Project Copy industrialise les modèles de projets. Chaque module s’active pour l’espace de travail entier, ce qui garde la facture lisible.
4. Le serveur MCP : l’IA sans assistant maison
Plutôt que de développer son propre chatbot, Freedcamp a publié en mai 2026 un serveur MCP (Model Context Protocol), le standard qui permet aux assistants IA du marché, Claude, ChatGPT et consorts, de piloter l’espace de travail : créer des tâches, interroger les projets, mettre à jour des statuts depuis une conversation. Pour un éditeur de cette taille, ce choix pragmatique, s’appuyer sur les IA existantes plutôt que d’en vendre une, est cohérent avec la philosophie économique de la maison.
Les intégrations disponibles
Le catalogue compte une quarantaine de connecteurs recensés : Google Drive, Dropbox et OneDrive pour lier les fichiers cloud (dès la formule Pro), Google Calendar en synchronisation, GitHub, GitLab et Bitbucket pour les équipes techniques, l’Email-In pour créer des tâches par courriel, plus Zapier pour le reste. S’y ajoutent désormais les assistants IA via MCP, qui font office d’intégration universelle.
Attention au détail qui fâche : sur le plan gratuit, les intégrations cloud sont absentes, elles commencent à Pro. À 1,49 $ par utilisateur, la marche est basse, mais elle existe.
Prise en main et ergonomie
L’interface est propre, rapide et sans fioritures, dans un style qui assume dix ans de continuité plutôt que les modes du moment. La prise en main est immédiate pour quiconque a déjà touché un outil de gestion de tâches, et la structure par projets et modules se comprend seule. Deux réserves : l’anglais reste de mise, la localisation française n’étant pas confirmée, et l’esthétique datée peut rebuter les équipes habituées aux interfaces léchées de la génération monday.com. C’est le compromis explicite de l’outil : la fonction avant la forme, le prix avant tout.
Ce que disent les utilisateurs
Freedcamp affiche parmi les meilleures notes de sa catégorie : 4,7/5 sur Capterra pour 502 avis et 4,5/5 sur G2 pour 159 avis, relevés du 30 août 2026. Le détail Capterra est éloquent : 4,7 en rapport qualité-prix, 4,7 en support client, et 90 % des répondants recommandent l’outil.
| Ce qui est loué | Ce qui est reproché |
|---|---|
| Le plan gratuit sans limite d’utilisateurs ni de projets | L’interface uniquement en anglais |
| Le rapport qualité-prix, noté 4,7/5 sur Capterra | Le Gantt et les intégrations réservés aux plans payants |
| La simplicité de prise en main | La limite de 10 Mo par fichier sur le gratuit |
| Le support client, réactif malgré la petite équipe | Un reporting léger pour les besoins avancés |
Tarifs de Freedcamp en 2026

La grille relevée le 30 août 2026 : « Simple & Honest Pricing », et c’est mérité.
Les prix s’entendent par utilisateur et par mois. Toutes les formules incluent tâches, projets et stockage illimités, dans le cadre d’une politique d’usage raisonnable.
| Formule | Facturation annuelle | Facturation mensuelle | Ce que la formule débloque |
|---|---|---|---|
| Free | 0 $ | 0 $ | Utilisateurs, projets et stockage illimités, applications essentielles, fichiers de 10 Mo maximum |
| Pro | 1,49 $ | 2,49 $ | Intégrations cloud (Drive, Dropbox, OneDrive), Email-In, fichiers de 25 Mo, support premium |
| Business | 7,49 $ | 8,99 $ | Wiki, Issue Tracker, CRM, Invoices+, rapports, modèles de projets, fichiers de 100 Mo, sauvegardes hebdomadaires |
| Enterprise | 16,99 $ | 19,99 $ | Marque blanche, SSO SAML, sauvegardes quotidiennes, fichiers de 250 Mo, support prioritaire |
La lecture est simple : Business à 7,49 $ est le vrai produit, celui qui réunit projets, tickets, factures et CRM. Pour une équipe de 10, cela fait 74,90 $ par mois tout compris, un tarif que peu de concurrents approchent à périmètre égal. Pro, à 1,49 $, est surtout le péage d’accès aux intégrations cloud. Et le gratuit reste ce qu’il a toujours été : le meilleur point de départ du marché pour structurer une petite organisation sans engagement.
Avantages et inconvénients
| Ce que l’on aime | Ce que l’on apprécie moins |
|---|---|
| Le gratuit le plus généreux du marché : tout illimité | Pas d’interface française confirmée |
| Des tarifs payants imbattables, de 1,49 à 16,99 $ | 10 Mo par fichier sur le plan gratuit |
| L’architecture modulaire : on n’active que l’utile | Une esthétique fonctionnelle mais datée |
| Le CRM refondu en août 2026 et le serveur MCP pour l’IA | Pas de portefeuilles ni de gestion de charge |
| 4,7/5 sur Capterra et un support salué | Le Gantt payant, frustrant pour un outil « free » |
| Un éditeur indépendant, constant depuis 15 ans | Une petite équipe, à considérer pour les gros déploiements |
Notre avis sur Freedcamp
Freedcamp est la démonstration qu’un outil de gestion de projet peut rester honnête : honnête sur ses prix, sur son périmètre, sur ses choix. Là où le marché empile les paliers et les options, il maintient un gratuit réellement utilisable et des formules payantes dont la plus chère coûte moins que l’entrée de gamme de bien des concurrents. La refonte du CRM et l’ouverture MCP prouvent que la petite équipe californienne avance encore, à son rythme.
Notre note de 7,5/10 récompense ce rapport valeur-prix exceptionnel, tempéré par les vraies limites : pas de français confirmé, pas de pilotage consolidé, une interface qui a renoncé à séduire. Pour une TPE, une association ou un indépendant, c’est probablement le meilleur point de départ du marché ; pour une organisation en croissance, c’est un excellent premier outil dont on sortira peut-être un jour, vers un ClickUp ou un monday.com, sans avoir dépensé un euro de trop en route.
En bref : créez le compte gratuit, activez uniquement les modules dont vous avez besoin, et gardez la carte bancaire pour le jour où les intégrations cloud ou le CRM deviendront indispensables. C’est exactement ainsi que l’outil est pensé.




Après avoir utilisé MONDAY et CLICKUP, notre choix s’est porté sur FREEDCAMP. Ce logiciel est vraiment très facile à utiliser et nous apprécions particulièrement son affichage Kanban.
Le travail en équipe est aisé et le partage avec les clients très simple.
Je le conseille sans restriction.