Beesbusy est l’un des outils français les mieux notés de sa catégorie : 4,7/5 sur Capterra et 4,6/5 sur G2, avec une régularité qui tranche avec les corpus d’avis anémiques de beaucoup d’éditeurs hexagonaux. Développé à Nantes depuis 2017, il mise sur trois vues complémentaires, le Quoi, le Quand et le Qui, et sur une offre gratuite réellement utilisable. Voici ce qu’il vaut en 2026, ses tarifs, ses angles morts et les situations où il fait la différence.

Alternatives à Beesbusy

Trois plateformes que nous testons régulièrement, plus riches en connecteurs et en automatisations.

Notre comparatif des logiciels de gestion de projet replace Beesbusy dans l’ensemble du marché.

Présentation de Beesbusy

Page d'accueil de Beesbusy, logiciel français de gestion de projet

La page d’accueil de Beesbusy, capturée en août 2026.

Beesbusy est édité par la SAS du même nom, immatriculée le 23 mai 2017 et installée rue Romain-Rolland à Nantes. Geoffroy Lacour, son fondateur, reste le visage public du produit et le directeur de publication du site. L’entreprise a été financée par trois tours successifs en love money, de 350 000 à 400 000 euros entre 2017 et 2019, complétés par des aides et un prêt d’amorçage Bpifrance. La dernière donnée légale d’effectif accessible, en 2023, situe l’équipe entre 3 et 5 salariés.

Le produit, lui, est bien vivant : application mobile mise à jour jusqu’en juillet 2026, API publique documentée en 2026, agenda enrichi en août 2026. Ce rythme est un bon signal, surtout comparé à d’autres éditeurs français dont les derniers développements datent de deux ans.

La promesse tient dans une grille de lecture à trois entrées, que l’éditeur martèle et qui structure toute l’interface : le Quoi pour les tâches en listes et en kanban, le Quand pour le planning et le Gantt, le Qui pour la charge des équipes. C’est simple à expliquer en réunion, et c’est probablement ce qui explique les notes élevées sur la facilité d’utilisation.

Critère Beesbusy
Éditeur SAS Beesbusy, Nantes, créée en mai 2017
Catégorie Gestion de projet, planification et charge d’équipe
Cible principale PME, services publics, bureaux d’études, équipes de 5 à 100 personnes
Prix d’entrée Gratuit, puis 9,90 € HT/utilisateur/mois en facturation annuelle
Essai Un mois sur les offres payantes
Interface en français Oui, éditeur et support français
Base installée annoncée Plus de 80 000 utilisateurs
Note Capterra 4,7/5 sur 40 avis, relevé du 29 août 2026
Note G2 4,6/5 sur 37 avis, relevé du 29 août 2026
Notre note 7,5/10

À qui s’adresse Beesbusy ?

Le profil idéal est une équipe de 5 à 50 personnes qui gère une dizaine de projets simultanés et bute sur la même question chaque semaine : qui est disponible, et pour quoi ? Bureaux d’études, services informatiques, collectivités, cabinets de conseil, associations : le produit se retrouve souvent dans ces contextes.

Beesbusy y répond bien :

  • la vue Qui donne une lecture immédiate de la charge, sans configuration lourde ;
  • la prise en main se fait en quelques heures, ce que confirment les avis ;
  • l’offre gratuite couvre un vrai usage en listes de tâches, sans limite de projets ni de membres ;
  • les tarifs restent bas pour un outil qui gère le plan de charge ;
  • les remises par volume descendent à 13,90 € par licence à partir de 100 utilisateurs.

À qui il ne convient pas. Aux équipes très mobiles d’abord : le Gantt n’est pas disponible sur l’application mobile, et il n’existe ni mode hors ligne ni version tablette aboutie. Aux organisations qui vivent dans un écosystème connecté ensuite : ni Slack ni Zapier ne disposent de connecteur natif. Enfin, à celles qui exigent une garantie écrite d’hébergement des données en France, nous y revenons plus bas.

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Les fonctionnalités clés

1. Les vues multiples : Quoi, Quand, Qui

Une même donnée se lit en liste, en kanban, en diagramme de Gantt ou en calendrier, et l’on bascule d’une vue à l’autre sans changer d’écran. Les vues sont personnalisables et s’appliquent à un projet ou à plusieurs.

Vues Gantt, Kanban, liste et calendrier de Beesbusy

Les quatre vues de Beesbusy sur un même jeu de données. Capture du site officiel, août 2026.

2. La planification des ressources et la charge

C’est le cœur de la valeur. La vue Qui affiche l’agenda complet de chaque ressource, ses horaires, ses indisponibilités, sa disponibilité réelle et ses surcharges. Sur l’offre Entreprise, le taux d’occupation se calcule en temps réel et des simulations de charge permettent de tester une hypothèse avant de l’engager.

Calendriers multi-projets et charge de travail dans Beesbusy

Les calendriers multi-projets, avec la charge de travail consolidée. Capture du site officiel, août 2026.

3. Le suivi des temps

Réservé à l’offre Entreprise, il distingue le temps initial, planifié, réalisé, restant et total, avec un pourcentage d’avancement par tâche. La saisie se fait par tâche ou par membre, en feuille de temps, et les rapports s’exportent en Excel ou en CSV. C’est ce qui fait passer l’outil du suivi de projet déclaratif au suivi mesuré.

4. Les tableaux de bord et le multi-projets

Les portefeuilles se composent librement et les tableaux de bord affichent avancement, retards, indicateurs clés et champs personnalisés. Le niveau de consolidation reste en deçà d’un vrai outil de gestion de portefeuille, mais couvre largement le besoin d’une direction de PME.

Tableau de bord global de portefeuille dans Beesbusy

Le tableau de bord global, avec avancement et champs personnalisés. Capture du site officiel, août 2026.

5. Le portail de demandes

Un portail sert de point d’entrée aux demandes clients ou internes, transformées ensuite en tickets, en sprints ou en projets. Peu d’outils de cette gamme le proposent, et cela évite d’ajouter une solution de ticketing séparée.

6. Ce qui manque : l’IA

Autant le dire franchement : au 29 août 2026, aucune fonction d’IA générative n’est annoncée par l’éditeur. Les automatisations se limitent aux tâches récurrentes et aux notifications configurables sur une quinzaine d’événements. Il n’y a pas de moteur de règles « si ceci, alors cela » comparable à ce que proposent monday ou ClickUp. Sur un marché où l’IA est devenue l’argument principal, c’est un choix qu’il faut assumer, ou un retard, selon votre point de vue.

Les intégrations disponibles

Intégration Statut en août 2026
Google Agenda Synchronisation des projets, tâches et temps
Outlook et Microsoft 365 Synchronisation du calendrier, import des réunions pour le taux d’occupation
Microsoft Teams Partielle : création d’une réunion Teams depuis une tâche
GitLab Synchronisation des tâches, y compris instance auto-hébergée
Trello Import de données, pas de synchronisation continue
API API REST publique documentée depuis 2026
Slack et Zapier Aucun connecteur natif

Un point de vigilance sur l’hébergement. Beesbusy indique héberger les données sur ses « serveurs sécurisés » mais ne publie pas le pays de stockage applicatif. Les mentions légales désignent Infomaniak, en Suisse, comme hébergeur du site vitrine, ce qui ne dit rien du stockage des données de l’application. Si la localisation des données fait partie de vos critères, exigez une réponse écrite : nous n’avons pas pu la vérifier publiquement. Une offre d’hébergement dédié ou sur votre infrastructure existe par ailleurs, sur devis.

Prise en main et ergonomie

Comptez deux à trois heures pour être opérationnel sur un premier projet, et une demi-journée pour configurer proprement les ressources, les horaires et les congés. C’est le point le plus régulièrement salué dans les avis, avec une sous-note de 4,8/5 sur la facilité d’utilisation chez Capterra.

L’éditeur documente le produit par des webinaires semestriels et une base de ressources fournie. Le dernier webinaire de présentation des nouveautés a eu lieu en mars 2026, mais les vidéos publiées sur la chaîne YouTube s’arrêtent en février 2025 : cherchez plutôt la documentation écrite, plus à jour.

Ce que disent les utilisateurs

Sur ce point, Beesbusy se détache nettement des autres éditeurs français que nous testons.

Source Note Nombre d’avis Relevé
Capterra 4,7/5 40 29 août 2026
G2 4,6/5 37 29 août 2026
GetApp 4,7/5 40 (même corpus que Capterra) 29 août 2026
Appvizer Pas de note agrégée publiée 30 avis de la communauté 29 août 2026

Attention à ne pas additionner Capterra et GetApp : les deux appartiennent au même groupe et reprennent le même corpus. En le corrigeant, on obtient environ 70 à 80 avis indépendants, ce qui reste un volume honorable pour un éditeur de cette taille.

Les points forts reviennent avec constance : simplicité, lisibilité des plannings, gestion de la charge, rapport qualité-prix. Les reproches aussi, et ils convergent tous vers le mobile : pas de Gantt sur l’application, pas de mode hors ligne, pas de vraie version tablette. Quelques avis mentionnent l’absence de sous-domaine personnalisé.

En revanche, l’éditeur ne cite aucun client nommément sur son site. Les témoignages publiés sont signés de prénoms suivis d’une initiale, ce qui les rend invérifiables. Pour une solution qui revendique 80 000 utilisateurs, c’est une occasion manquée.

Tarifs de Beesbusy en 2026

Grille tarifaire de Beesbusy en 2026 avec remises par volume

Le simulateur tarifaire de Beesbusy, capturé le 29 août 2026.

Offre Prix HT/utilisateur/mois, facturation annuelle Périmètre Coût annuel réel pour 10 utilisateurs
Gratuit 0 € Projets, tâches et membres illimités, vue Quoi en listes uniquement 0 €
Business 9,90 € Vues Quoi, Quand, Qui, Gantt, multi-projets, calendriers, tableaux de bord 1 188 € HT
Entreprise 19,90 € Business + gestion des temps, taux d’occupation, simulations de charge, portail, marque blanche 2 388 € HT
Entreprise, 50 licences 15,90 € Idem, remise de volume 9 540 € HT pour 50
Entreprise, 100 licences 13,90 € Idem, remise de volume 16 680 € HT pour 100

Ce qu’il faut retenir de cette grille.

  • L’écart entre Business et Entreprise se joue sur le suivi des temps et la simulation de charge : si vous voulez mesurer le réalisé, prévoyez d’emblée l’offre haute.
  • La facturation mensuelle coûte environ 20 % de plus que l’annuelle, l’éditeur affichant cette économie sur son sélecteur.
  • Les remises par volume sont publiées jusqu’à 100 licences, au-delà il faut passer par le service commercial.
  • Les associations éligibles bénéficient de 90 % de remise sur l’offre Entreprise annuelle, et l’accès est gratuit pour les enseignants et les élèves.

Le gratuit mérite une mention à part : projets, tâches et membres illimités, sans carte bancaire. Il ne donne accès ni au Gantt ni au planning d’équipe, mais c’est une offre d’entrée sincère, à des années-lumière des « gratuits » limités à trois projets.

Voir les tarifs de Beesbusy

Avantages et inconvénients

Points forts Points faibles
Meilleures notes d’avis des éditeurs français que nous testons Pas de Gantt sur l’application mobile
Vue Qui et plan de charge accessibles sans configuration lourde Aucune fonction d’IA annoncée en 2026
Offre gratuite réellement utilisable, illimitée en projets Ni Slack ni Zapier en connecteur natif
Tarifs bas et remises de volume publiées Localisation des données non documentée publiquement
Produit activement développé, API publique depuis 2026 Automatisations limitées aux récurrences et notifications
Portail de demandes intégré, rare à ce niveau de prix Aucune référence client nommée

Notre avis sur Beesbusy

Beesbusy fait très bien une chose que beaucoup d’outils font mal : montrer qui travaille sur quoi, et quand. La vue Qui, couplée aux calendriers multi-projets et au suivi des temps, répond précisément à la douleur d’un responsable qui jongle entre une dizaine de projets et une équipe partagée. Ajoutez une planification lisible, des tarifs bas et une prise en main de quelques heures, et l’on comprend les notes obtenues.

Les limites sont tout aussi nettes, et elles sont assumées. Pas d’IA, peu d’automatisations, peu de connecteurs, un mobile en retrait. Beesbusy n’est pas une plateforme de travail collaboratif au sens où l’entendent les outils collaboratifs américains : c’est un outil de planification et de charge, qui fait bien son métier et ne prétend pas remplacer votre messagerie.

Une réserve doit être levée avant de signer : la localisation des données. L’éditeur ne la publie pas, et pour une solution largement vendue à des collectivités et des services publics, c’est une lacune. Posez la question par écrit, la réponse conditionnera peut-être votre choix.

Notre note : 7,5/10. Un outil français solide, honnêtement tarifé et très bien noté par ses utilisateurs, freiné par un écosystème pauvre et un mobile incomplet.

En bref, testez Beesbusy si votre problème s’appelle charge d’équipe et visibilité multi-projets, passez votre chemin si vous cherchez des automatisations et de l’IA. L’offre gratuite illimitée en projets permet d’évaluer la mécanique sans rien engager, puis un mois d’essai sur l’offre Entreprise pour valider le suivi des temps.

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